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Nouvel article scientifique

2 juillet 2020

Les déficits dans le fonctionnement social des personnes atteintes de schizophrénie sont bien documentés : comparativement à la population en général, les personnes psychotiques auraient en moyenne 8,6 amis de moins.

Malgré ce résultat impressionnant, certaines études se contredisent, suggérant que le réseau social des personnes vivant avec un diagnostic de schizophrénie pourrait varier en quantité et en qualité. Ainsi, plusieurs facteurs d’influence potentielle ont été investigués à ce jour. La consommation comorbide de substances psychotropes et la métacognition (i.e. des activités mentales permettant à un individu de réfléchir et de répondre aux exigences de leurs expériences de vie) en font partie.

Les objectifs de la présente étude étaient de voir s’il était possible :

  • D’identifier différents patrons d’évolution du réseau social des personnes vivant avec un diagnostic de schizophrénie.

  • De déterminer si ces différents patrons étaient associés aux fonctions métacognitives et à l’historique de consommation de substances desdites personnes.

Les résultats obtenus suggèrent deux profils distincts de patron relationnel. Les individus du profil 1 démontrent une stabilité globale des relations avec peu de variations, et des amitiés plus durables. Quant aux individus du profil 2, ceux-ci démontrent des réseaux instables et sujets à des transformations complètes à chaque transition dans les stades de la vie.

Plusieurs facteurs semblaient bien différencier les individus des deux profils en tenant compte de l’évolution temporelle suite au premier épisode psychotique :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, cette étude suggère que plusieurs facteurs influencent les patrons relationnels des individus vivant avec un diagnostic de schizophrénie. Cette étude est compatible avec la littérature scientifique actuelle qui démontre que des relations sociales plus pauvres sont le résultat de divers processus complexes qui s’inscrivent dans une perspective longitudinale, incluant les différentes transitions de la vie, plutôt que d’être le simple résultat de la crise causée par la survenue du premier épisode psychotique.

Pour plus d’informations sur le sujet, aller voir notre nouvel article scientifique publié dans la revue scientifique : Psychosis 📚

Félicitations aux trois auteurs de notre équipe : Marjolaine Masse, Karine Paquin et Tania Lecomte 👏🏻

Pour l’article : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17522439.2020.1736611?journalCode=rpsy20

Massé, M., Paquin, K., Lysaker, P. & Lecomte, T. (2020). Evolution of social networks in individuals with schizophrenia. Psychosis, 12(3). https://doi.org/10.1080/17522439.2020.1736611

Vulgarisation: Gabriel Desjardins

Profil 1

Profil 2

  • Aucune visite durant l'hospitalisation et réseau social distant avec contacts irréguliers

  • Scores plus faibles dans les capacités métacognitives

  • Relations exclusivement axées sur la consommation de substances au gré de la progression du trouble de l’utilisation de substances

  • Réseaux plus statiques et homogènes, et qui tendent à changer complètement à chaque transition de vie

  • Présence de relations plus intimes, mais aucune description de support émotionnel

  • Présence d’activités sociales, mais celles-ci ne sont pas décrites comme étant passionnantes

  • Maintien des relations amicales intimes suite à l’hospitalisation et à travers les transitions de vie

  • Scores plus élevés dans les capacités métacognitives

  • Relations qui ne sont pas entièrement axées sur la consommation de substances

  • Réseaux plus stables, et développement d’autres relations indépendamment des transitions de vie

  • Présence de relations plus intimes avec support émotionnel

  • Présence d’activités et d’intérêts sociaux décrits comme des passions

Nouvel article scientifique

2 juillet 2020

 

Il existe un grand nombre d’applications mobiles ciblant les problèmes de santé mentale, mais très peu d’études ont été faites pour évaluer leur efficacité et leur utilisation.

 

Cet article a donc pour objectif :

1) d’évaluer la qualité des données probantes portant sur l'utilisation des applications mobiles ciblant des problèmes de santé mentale. ✅

 

Le système GRADE a été utilisé pour évaluer la qualité des différentes méta-analyses. Au total, 7 méta-analyses ont été évaluées avec le système GRADE et des sous-analyses ont été faites selon les thématiques ciblées par les applications mobiles.

 

En général, les études incluant des applications mobiles variées ciblant globalement la santé mentale sont de faible qualité, malgré des effets de taille moyenne. Toutefois, celles portant sur des symptômes précis d'anxiété ou dépressifs sont de grande qualité, avec des tailles d'effet petites à moyennes.

Pour plus d'informations sur le sujet, aller voir notre nouvel article scientifique publié dans la prestigieuse revue scientifique : JMIR mHealth and uHealth. 📚

Félicitations aux auteurs de notre équipe : Tania Lecomte, Crystal Samson, Briana Cloutier, Audrey Francoeur, Antoine Pennou👏🏻

Pour l'article : https://mhealth.jmir.org/2020/5/e17458/

Lecomte, T., Potvin, S., Corbière, M., Guay, S., Samson, C., Cloutier, B., ... & Khazaal, Y. (2020). Mobile Apps for Mental Health Issues: Meta-Review of Meta-Analyses. JMIR mHealth and uHealth, 8(5), e17458.

Vulgarisation : Camille Vézina

Nouvel article scientifique

3 mai 2019

Saviez-vous que plus de 50% des gens ayant un diagnostic de trouble mental grave (schizophrénie ou trouble bipolaire) rencontreront les critères d’un trouble d’utilisation de substances durant leur vie?

Malheureusement, ce diagnostic double commence fréquemment durant l’adolescence et entraine de coûts importants à la société comparativement aux gens présentant un trouble mental grave sans trouble d’utilisation de substances. 💸

De plus, plusieurs individus ayant des troubles comorbides (par exemple, un trouble mental grave avec un trouble d’utilisation de substances) présentent d’autres difficultés psychologiques (ex : anxiété sociale, trouble de la personnalité, dépression) que l’on appelle aussi : troubles comorbides complexes.

Les traitements qui se concentrent sur les principales difficultés des personnes ayant un trouble double ou un trouble double complexe, tel que ceux se concentrant sur la régulation émotionnelle (capacité à comprendre, accepter et gérer ses émotions) sont nécessaires. 

Les habiletés de régulations émotionnelles peuvent aider à réduire la détresse associée aux symptômes psychotiques et surtout à maintenir l’abstinence dans un trouble d’utilisation de substances. 

Les nouvelles technologies de communications se sont grandement développées dans la dernière décennie et ont le potentiel d’améliorer l’accès à ces traitements. 📱

Cet article a pour objectifs de : 

1) Présenter les principales difficultés présentes chez plusieurs individus ayant un diagnostic double. ✅

2) Réviser la littérature scientifique portant sur l’utilisation applications mobiles en santé mentale et en dépendance. ✅

3) Présenter le développement et le potentiel d’une nouvelle application pour la régulation émotionnelle pour les gens ayant un diagnostic double. ✅

Pour plus d’informations sur le sujet, aller voir notre nouvel article scientifique publié dans la prestigieuse revue scientifique : Frontiers in psychiatry. 📚

Félicitations aux deux auteurs de notre équipe : Antoine Pennou et Tania Lecomte 👏🏻

Pour l’article : https://www.frontiersin.org/…/10.3389/fpsyt.2019.00302/full…

Pennou, A., Lecomte, T., Potvin, S., & Khazaal, Y. (2019). Mobile intervention for individuals with psychosis and comorbid substance use disorder: a literature review. Frontiers in Psychiatry, 10, 302. doi: 10.3389/fpsyt.2019.00302

Vulgarisation : Audrey Francoeur

Nouvel article scientifique

28 avril 2019

Allez lire notre nouvel article portant sur la maltraitance durant l'enfance, la cognition sociale et l'adaptation à la rupture amoureuse chez les jeunes :

Francoeur, A., Lecomte, T., Daigneault, I., Brassard, A., Lecours, V., & Hache-Labelle, C. (2019). Social Cognition as Mediator of Romantic Breakup Adjustment in Young Adults Who Experienced Childhood Maltreatment. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 1-18.doi:10.1080/10926771.2019.1603177